Droits de succession en Belgique 2026

Calculez en 30 secondes le montant exact à payer selon votre région et le lien de parenté avec le défunt. Barèmes officiels, gratuit, sans inscription.

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Sélectionnez la région du domicile fiscal du défunt, votre lien de parenté, et le montant net hérité.

Ligne directe = enfants, petits-enfants, parents, conjoint marié, cohabitant légal.

Montant net après déduction des dettes du défunt (emprunts, frais funéraires, etc.).

Droits de succession estimés à payer :
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Part héritée
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Abattement
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Base taxable
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TrancheTauxMontant taxéDroits
⚠ Estimation indicative. Ce calcul ne tient pas compte des situations particulières (logement familial, enfants mineurs, entreprises familiales, démembrement de propriété, donations antérieures dans la période suspecte de 5 ans). Pour votre situation précise, consultez un notaire.

Les droits de succession par région en 2026

En Belgique, les droits de succession relèvent de la compétence régionale. Chaque région applique ses propres barèmes, abattements et exonérations. C'est la région du domicile fiscal du défunt au moment du décès qui détermine le régime applicable — pas la région où vivent les héritiers.

🟡 Wallonie

3% → 30%

Ligne directe : 9 tranches progressives.

  • Abattement 12.500 € (25.000 € si part ≤ 125.000 €)
  • Logement familial exonéré pour le conjoint
  • Réforme 2028 : taux divisés par deux
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🔵 Bruxelles-Capitale

3% → 30%

Ligne directe : 6 tranches, 1re tranche large (50.000 €).

  • Abattement 15.000 € par héritier
  • Logement familial exonéré (conjoint, 5 ans)
  • Période suspecte 5 ans depuis 2026
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⚫ Flandre

3% → 27%

Ligne directe : taux simplifiés, scission meubles/immeubles.

  • Exonération 50.000 € mobilier (enfants) en 2026
  • Abattement partenaire 75.000 €
  • Logement familial exonéré (conjoint)
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Comprendre les droits de succession en Belgique

Qu'est-ce que l'impôt sur l'héritage ?

Les droits de succession (parfois appelés « droits de mutation par décès » ou « impôt sur l'héritage ») sont une taxe prélevée par l'État sur le patrimoine transmis au décès d'une personne. Ils sont calculés sur l'actif net successoral, c'est-à-dire la valeur des biens du défunt (immeubles, comptes bancaires, placements, véhicules, mobilier) moins ses dettes (emprunts hypothécaires, factures impayées, frais funéraires raisonnables).

Trois facteurs déterminent le montant à payer : la région du dernier domicile fiscal du défunt, le lien de parenté entre le défunt et chaque héritier, et la part nette reçue par chaque héritier individuellement. Le système belge est progressif : plus la part héritée est importante, plus le taux marginal augmente.

Comment les taux varient-ils selon le lien de parenté ?

L'écart fiscal entre un enfant et un ami du défunt est considérable. En Wallonie, un enfant héritant 200.000 € paiera environ 12.875 € de droits (taux effectif ~6,4%). Pour le même montant entre frères et sœurs, la facture monte à environ 82.500 € (taux effectif ~41%). Pour un ami sans lien de parenté, elle peut dépasser 100.000 €.

Cette progression fait des droits de succession l'un des sujets de planification patrimoniale les plus stratégiques en Belgique. Les outils légaux pour réduire la facture existent — donation de son vivant, démembrement de propriété (nue-propriété/usufruit), clauses d'accroissement entre partenaires, assurance-vie avec clause bénéficiaire bien rédigée, transmission d'entreprise familiale exonérée — mais leur mise en œuvre demande un accompagnement notarial.

Cohabitation légale ou cohabitation de fait : la différence qui coûte cher

Beaucoup de couples non mariés vivent ensemble depuis des années sans avoir fait la démarche officielle de déclaration de cohabitation légale à la commune. Or, sur le plan fiscal des successions, cette simple formalité administrative gratuite transforme radicalement le traitement du survivant. Le cohabitant légal bénéficie des mêmes taux préférentiels qu'un conjoint marié (ligne directe, 3% à 30%) et de l'exonération sur le logement familial. Le cohabitant de fait, lui, est considéré comme un étranger : taux jusqu'à 80% en Wallonie. Pour un patrimoine de 300.000 €, l'écart peut représenter plus de 150.000 € de droits supplémentaires.

Les délais à respecter

La déclaration de succession doit être déposée dans les 4 mois suivant le décès si celui-ci a eu lieu en Belgique, 5 mois s'il est survenu dans un autre pays de l'Espace Économique Européen, et 6 mois s'il s'est produit hors de l'EEE. Les droits de succession doivent être payés dans les 2 mois suivant l'expiration de ce délai. Un retard entraîne des intérêts de retard et, dans certains cas, des amendes administratives. Une prolongation peut être accordée sur demande motivée.

La période suspecte de 5 ans : un piège à connaître

Depuis 2026, dans les trois régions, les donations non enregistrées (dons manuels, virements bancaires sans acte notarié) effectuées dans les 5 années précédant le décès du donateur sont réintégrées dans la succession et taxées aux droits de succession (généralement plus élevés que les droits de donation). Cette « période suspecte » est passée de 3 à 5 ans en 2026. Pour éviter cette réintégration, il faut soit faire enregistrer la donation (et payer immédiatement les droits de donation, généralement plus faibles), soit espérer survivre 5 ans après le don.

Pourquoi nos calculs sont fiables

Nos simulateurs reprennent les barèmes officiels publiés par le SPF Finances, le Service Public de Wallonie - Fiscalité, Bruxelles Fiscalité et la Vlaamse Belastingdienst (VLABEL). Tous les calculs sont effectués localement dans votre navigateur : aucune donnée fiscale n'est transmise ou stockée sur nos serveurs. Les résultats restent toutefois indicatifs : ils ne prennent pas en compte les particularités de chaque dossier (logement familial, démembrement de propriété, entreprise familiale, enfants mineurs, donations antérieures). Pour une situation personnalisée, l'intervention d'un notaire reste indispensable.

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Une fois les droits de succession payés, la question du placement du capital se pose. Trade Republic permet d'investir en bourse depuis 1 € avec des frais d'1 € par ordre, et propose une rémunération sur les liquidités non investies. Une option à considérer pour faire fructifier un héritage sans s'engager dans des frais bancaires excessifs.

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Questions fréquentes

Quel barème de droits de succession s'applique si le défunt vivait dans plusieurs régions ?
Si le défunt a eu son domicile fiscal dans plus d'une région au cours des 5 années précédant son décès, c'est le barème de la région où il a résidé le plus longtemps pendant cette période qui s'applique. Le domicile fiscal correspond à l'endroit où le défunt avait établi son habitation effective, sa famille et son centre d'activité.
Quel est le délai pour déposer la déclaration de succession en Belgique ?
Le délai légal est de 4 mois à partir du décès si celui-ci a eu lieu en Belgique, 5 mois s'il s'est produit dans un autre pays de l'EEE, et 6 mois hors EEE. Les droits doivent être payés dans les 2 mois qui suivent l'expiration de ce délai. Une prolongation peut être demandée à l'administration fiscale en cas de difficulté justifiée.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits sur la maison familiale ?
Non, en règle générale. Dans les trois régions, le conjoint survivant et le cohabitant légal bénéficient d'une exonération totale des droits de succession sur leur part dans le logement familial, à condition d'avoir effectivement cohabité avec le défunt (5 ans à Bruxelles, conditions spécifiques en Wallonie et Flandre). Cette exonération ne s'applique pas aux héritiers en ligne directe (enfants), mais ces derniers bénéficient de taux réduits sur le logement familial.
Quelle différence entre cohabitant légal et cohabitant de fait ?
C'est une différence cruciale. Le cohabitant légal a fait une déclaration officielle à sa commune et est fiscalement assimilé au conjoint marié : taux les plus bas (3-30% en ligne directe). Le cohabitant de fait sans déclaration est traité comme un étranger : taux jusqu'à 80%. Faire une déclaration de cohabitation légale est gratuit et peut faire économiser des dizaines de milliers d'euros aux héritiers.
L'assurance-vie est-elle soumise aux droits de succession ?
En général, oui — mais la situation dépend de la rédaction de la clause bénéficiaire. Si l'assurance-vie désigne un bénéficiaire nommément (par exemple : « ma fille Sophie Dupont »), le capital versé échappe à la succession civile mais reste fiscalement soumis aux droits de succession. Si la clause mentionne « les héritiers légaux », le capital intègre la masse successorale. Certains montages (donation de la police, démembrement) permettent d'optimiser la transmission.
La réforme wallonne de 2028 réduira-t-elle vraiment les droits de succession ?
Oui. À partir du 1er janvier 2028, les taux maximaux wallons seront divisés par deux : 15% au lieu de 30% en ligne directe, 33% au lieu de 65% entre frères et sœurs, 35% au lieu de 70% pour oncles, tantes, neveux et nièces. Les tarifs actuels (2026-2027) restent applicables jusqu'à cette date. Bruxelles et la Flandre n'ont pas annoncé de réforme similaire à ce jour.
Que se passe-t-il si je ne peux pas payer les droits de succession ?
L'administration fiscale compétente (SPF Finances pour Wallonie/Bruxelles, VLABEL pour la Flandre) peut accorder un report ou échelonnement de paiement sur demande motivée. Dans certains cas, le paiement en nature (œuvres d'art, immeubles) est accepté. Le défaut de paiement entraîne des intérêts de retard et la procédure de recouvrement forcé. Il est préférable de contacter rapidement le bureau de l'enregistrement pour négocier.